[PROJET N°14] Un verger citoyen

AUTEUR : Annie C. pour le collectif Canéjan en transition
SECTEUR : Canéjan
BUDGET PREVISIONNEL : 3 600 €
CATEGORIE : Développement durable – Transition
Ce projet a obtenu : 210 points
Crée le 08/05/2019

AVANCEMENT DU PROJET :

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Implantation du projet

Zone plantation verger citoyen :

– Parc Simone Signoret
– Parc Gué des Gaulois

 

 

Description du projet

Les citoyens sont invités à prendre part à la plantation d’arbres fruitiers, dans les deux quartiers de Canéjan et des animations pour les écoliers et autres personnes intéressées sont organisées pour l’entretien des arbres et la récolte des fruits.

Les espaces choisis sont des espaces publics fréquentés de notre ville comme :
    – le gué des Gaulois, quartier de la House, près de l’aire de jeux (le long des deux chemins traversant l’espace) ;
    – dans le bourg, derrière la salle Simone Signoret  à proximité de l’aire de jeux ou le long du chemin menant au moulin de Rouillac ;
    – derrière le SPOT ;
    – devant la salle de la bergerie du Courneau. 

(Deux ou trois espaces de plantation sur des  places  où l’espace le permettrait comme celle des Bruyères pourraient être envisagés)  

On commencerait par planter une trentaine d’arbres fruitiers différents dans chacun des espaces choisis par exemple : 4 cerisiers, 4 pommiers, 4 poiriers, 4 pruniers, 4 pêchers, ou pourquoi ne pas diversifier encore plus avec un plaqueminier, un figuier, deux ou trois kiwi, un abricotier,  un prunier,  un noisetier, un noyer) ainsi qu’à leur pied des petits arbustes fruitiers (cassis, groseille, myrtille, framboise, vigne.
Des panneaux explicatifs réalisés dans le cadre de projets pédagogiques encadrés, (à placer à la première floraison) permettraient de comprendre ce dont il s’agit ; caractéristiques des arbres et des fruits, croissance, durée de vie. Ces vergers pourraient faire partie d’un projet éducatif avec transmission du savoir auprès des parents et des jeunes enfants et aussi des voisins et passants. Le choix des variétés sera le plus résilient possible, c’est à dire en mettant la priorité sur l’adaptation à notre terroir (été sec et hiver humide) et la préférence pour des variétés anciennes, robustes aux maladies et aux événements climatiques intenses.  Le verger deviendra ainsi un lieu de préservation de la biodiversité avec des espèces adaptées au terroir et par exemple différentes espèces anciennes de pommiers, pruniers…Les panneaux d’information peuvent être réalisés dans le cadre de projets pédagogiques encadrés.
Il sera un espace de rencontre aussi pour les habitants  avec de nouvelles pratiques (apprendre à prendre soin de arbres, cueillir les fruits par la suite, les cuisiner ensemble…)

Objectifs et bénéfices :

Ces vergers collectifs relèvent du même esprit que les Incroyables comestibles. Faire sortir l’arbre fruitier ou le carré potager de l’espace privé et en faire un bien public qui ainsi appartient à tous et est entretenu par tous.
Apporter l’agriculture dans l’espace public est aussi l’occasion pour les collectivités de se familiariser avec de nouveaux enjeux environnementaux et avec un urbanisme plus intégré et participatif pour penser le territoire comme un métabolisme ou un écosystème urbain inspiré par la nature, fortement interconnecté.
L’agriculture est ainsi un outil clé pour remettre au goût du jour le concept des communs, en tant qu’alternative aux systèmes individualistes dominants. Cette agriculture des communs  permet de défendre une autre manière de « ménager » les territoires en faisant converger les questions alimentaires, environnementales, économiques ou sociales, Pour les habitants, il donne l’occasion de gagner potentiellement un droit sur leur espace urbain, notamment sur l’espace public, et sur la manière de gérer les villes. Les jardins partagés ou collectifs, certaines micro-fermes, de nombreux  projets en agriculture urbaine… s’inscrivent dans cette logique, chacun à leur manière. L’agriculture urbaine porte à la fois une logique de production locale, de solidarité, de gratuité et d’écologie. À travers la « ville comestible », c’est une remise en cause du fonctionnement individualiste de la société actuelle et une réinvention des pratiques collectives qui se joue.
Voir Sébastien Goelzer, « La ville comestible », Revue Sur-Mesure [En ligne], 2| 2017, mis en ligne le 19 mai 2017 : http://www.revuesurmesure.fr/issues/natures-urbaines-et-citoyennetes/la-ville-comestible  

Budget : Descriptif : – Arbres fruitiers en racines nues de 10 à 12 cm de circonférence du tronc et environ 4 cm de diamètre avec une hauteur de tige de 1,70 à 1,80 m  – coût : 30 euros maximum par arbre des différentes espèces, cerisiers, pommiers, poiriers, pruniers, pêchers, soit un coût total environ 900 euros par verger soit 3600 euros si on installe 4 vergers – disponibilité début novembre chez un horticulteur de Canéjan. Ces arbres déjà assez grands pourraient être plantés directement dans le sol sans nécessité d’un apport de terre supplémentaire ; ils seraient susceptibles de produire quelques fruits dès l’année suivante. 

 

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